URGENCE: Le mépris pour l'ORNE doit cesser au plus vite!
Le panneau des urgences ornaises doit-il indiquer la direction du Grand Ouest?
Dans ce département, les élus s'interrogent et s'inquiètent: le plus rural des cinq départements normands se sent abandonné. On craint la concentration de l'intérêt normand sur le triangle métropolitain et estuarien Caen / Rouen / Le Havre sur fond d'augmentation des inégalités sociales et spatiales à toutes les échelles normandes entre les espaces ruraux et les espaces urbains métropolisés.
On sait, par exemple, que l'Orne n'est pas dans le périmètre d'étude et d'action de Monsieur Philizot, le préfet délégué interministériel au développement de la Vallée de la Seinece qui renvoie à une autre urgence: que les élus et décideurs normands s'occupent enfin par eux-mêmes d'une Normandie à ce point pensée par les autres qu'elle fut divisée en deux de 1956 à 2016 et qu'elle est menacée d'être toujours désarticulée et assujétie soit par la région parisienne à l'Est, soit par la puissante métropolisation ligéro-bretonne à l'Ouest dont la propagande est déversée quotidiennement notamment dans l'Orne par le journal Ouest France.
Pour demander au promoteur de ce centre commercial situé en Normandie au Nord de l'agglomération d'Alençon à proximité de la Nationale 12 pourquoi l'endroit s'appelle "Les Portes de Bretagne" au lieu de "Les Portes de Normandie" voir l'adresse suivante:
Dans la question normande, demeure la question ornaise:être une porte Sud d'une Normandie rayonnement, une terre authentique où il fait bon vivre ou alors n'être qu'un Ploukistan carpette devant la porte des autres, notamment celle de Bretagne ainsi que l'on peut déjà le voir à Alençon, qui par principe a un pied en Normandie et un autre dans le Maine selon la rive de la Sarthe.
l'agglomération d'Alençon actuellement tentée par un rapprochement avec Le Mans devrait l'un des objectifs prioritaires d'une reconquête normande de la Normandie. Et on sait que la relation entre le Conseil régional et le conseil départemental est essentielle: or on sait que la relation Morin / Lambert n'est pas au beau fixe...
Pendant, ce temps, Joachim Pueyo, le député-maire d'Alençon se sent bien seul... pour éviter que l'hôpital public desservant un bassin de vie de 80000 habitants ne soit plus un lieu de formation médical.
Alençon En Normandie, le député Pueyo refuse la fermeture de l'institut des aides-soignants
Joaquim Pueyo, député-maire d'Alençon (Orne), refuse la fermeture de l'institut de formation des aides-soignants d'Alençon-Mamers. Il demande à la Région de revoir sa copie.
Mise à jour : 14/12/2016 à 10:11 par Manon Loubet Normandie Actu
Joaquim Pueyo, député-maire d'Alençon (Orne), s'oppose à la fermeture de l'institut de formations des aides-soignants d'Alençon-Mamers, imposée par la Région. (© Archives Normandie-actu/AB)
David Margueritte (LR), vice-président en charge de la formation et du développement des compétences à la Région Normandie, avait déclenché les foudres des infirmiers et aides-soignants, lundi 24 octobre 2016, en annonçant le projet de fermeture d’un institut de formations en soins infirmiers (IFSI) et de huit instituts de formation pour aides-soignants (IFAS). Le but affiché par la Région était de « lutter contre le chômage progressif dans les métiers d’infirmiers et d’aides-soignants ».
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Un député remonté
La réaction du député Joaquim Pueyo (PS) est sans équivoque. Il s’oppose « fermement à cette décision insuffisamment concertée », « qui affaiblit l’hôpital pivot du département de l’Orne engagé dans une restructuration qui nécessite des efforts importants des personnels ».
Le conseil de surveillance demande au président de la Région Normandie et aux conseillers régionaux de revoir ce projet de fermeture.
Vendredi 9 décembre 2016, le conseil de surveillance du centre hospitalier Intercommunal (CHIC) d’Alençon-Mamers s’est opposéà l’unanimitéà la fermeture de son IFAS.
L’IFAS du CHIC répond aux besoins de recrutement de personnel de l’hôpital en offrant une insertion professionnelle à des élèves aides-soignants qui rencontrent souvent des problématiques financières, de logement ou de transports, écrit Joaquim Pueyo (PS), député-maire d’Alençon. Si cette fermeture était confirmée, le CHIC d’Alençon serait le seul établissement centre d’un Groupement hospitalier de territoire, sur les 11 que compte la Normandie, n’accueillant aucune formation au sein de sa structure.
Six fermetures dans les deux années à venir
Après de fortes mobilisations, notamment àFalaise, Vire (Calvados) et Argentan (Orne), la Région a donc présenté, mardi 29 novembre 2016, une nouvelle carte des formations d’aides-soignants et d’infirmiers.
Six instituts de formation d’aides-soignants sont proposés à la fermeture au cours des deux prochaines rentrées au sein des établissements suivants : Centre Hospitalier Intercommunal d’Alençon-Mamers (Orne), Centre Hospitalier de Bernay (Eure), Centre Hospitalier de Coutances (Manche), IFAS Germaine Coty du Havre (Seine-Maritime), Centre hospitalier de la Côte Fleurie/Honfleur (Calvados), Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de Caen (Calvados).
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